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KFC (Kentucky Fried Chicken) est une chaîne de restauration rapide américaine. La marque a été fondée au milieu du 20eme siècle par le colonel Harland Sanders . Le Colonel Sanders est ce gentil vieillard qu’on retrouve sur toutes les façades des restaurants KFC.

La firme américaine est connue à travers le monde entier  pour ses recettes délicieuses à base de poulet frit. Mais comment a t- elle pu arriver à un tel niveau de notoriété? Derrière la marque se cache l’histoire d’une personne tout à fait ordinaire comme vous et moi qui a connu une véritable suite d’échecs mais qui malgré tout a su s’armer de passion et de persévérance pour son travail pour son travail afin de donner naissance à une marque qui vaut aujourd’hui des milliards de dollars. 

Une enfance difficile 

Harland David Sanders est né en 1890 dans une petite ferme à Henryville, dans l’Indiana. Son père, Wilbert Sanders, est décédé cinq ans plus tard seulement, obligeant sa mère à travailler dans une fabrique de conserves de tomates locales et à coudre pour les familles des environs. Elle était souvent absente de la maison.

Comme sa mère doit désormais s’occuper seule de subvenir aux besoins de sa famille, Harland s’occupe de ses deux jeunes frères et sœurs et prend en charge de nombreuses tâches à la maison, comme la cuisine, pour laquelle il se découvre un véritable talent naturel. C’est à ce moment-là qu’il a commencé à développer ses compétences en cuisine.

À dix ans, il travaille déjà à l’extérieur, dans une ferme, et ramène ainsi deux dollars par mois à la maison.Pour l’époque, c’est beaucoup d’argent. Il ne lui reste que peu de temps pour potasser ses livres d’école. À onze ans, Harland arrête l’école. Au cours des 28 prochaines années, Sanders assumera un nombre incroyable d’emplois différents ainsi qu’un bref passage dans l’armée américaine.

Un parcours professionnel trouble

Après le remariage de sa mère, Harland quitte sa région d’origine pour chercher du travail dans une ferme. Il effectue ensuite les emplois les plus variés qui soient: conducteur de tram, volontaire dans l’armée américaine à Cuba, pompier, vendeur d’assurances et accoucheur.

Après cela, il prit la décision de démarrer sa propre entreprise de bateaux à vapeur. Il finit par être nommé secrétaire à la chambre de commerce où il rencontre l’inventeur de la lampe à carbure. Fasciné par cette découverte, il achète les droits de fabrication et ouvre une manufacture qu’il doit malheureusement fermer peu de temps après en raison d’un vaste programme d’électrification en Amérique à cette époque, qui rend son affaire obsolète puisque les lampes à l’huile ne servaient strictement à rien.

Ruiné, Sanders se résout à prendre un emploi à l’Illinois Central Railroad, une société des chemins de fer du centre des États-Unis où il travaille à alimenter les locomotives en charbon les 5 années suivantes et perd son emploi par la suite.

Après avoir suivi  des cours par correspondance, Sanders obtient un diplôme de droit à la Southern University. Il devint juge de paix en Arkansas. Après plusieurs années prospères, il a été radié pour une bagarre avec son propre client lors d’une audience au sein d’un tribunal. Il fut disculpé des accusations, mais ne put jamais reprendre son emploi et abandonna sa carrière en droit.

L’avant-goût du succès

En 1930, Harland Sanders ouvre une station-service à Corbin, dans le Kentucky. Très vite, il se consacre à sa grande passion, la cuisine. Il accueille les voyageurs avec des plats traditionnels des États du Sud, à la table familiale à cause  du manque de place. Au menu, il y a également du poulet frit, pour Sanders l’incarnation-même de l’hospitalité américaine. Le bouche à oreille faisant son office, on apprend très vite dans la région quel chef talentueux s’active aux fourneaux.

Comme de plus en plus de clients affluent, Sanders ouvre le « Harland Sanders Café » un restaurant avec 142 places assises, en face de sa station-service. Sanders part huit semaines en stages à l’Université Cornell afin de se perfectionner dans la gestion de son restaurant. À son retour, le gouverneur du Kentucky lui accorde le titre honorifique de « colonel du Kentucky » pour le récompenser de sa contribution à la cuisine américaine.

Malheureusement quelques années après, son restaurant brûle dans un incendie. Sanders le rebâtit mais la construction d’une toute nouvelle autoroute à un emplacement qui contournerait le restaurant de 11 km  fera  que plus personne n’allait à son restaurant.

Sentant que la fin était proche, Sanders vendit à perte aux enchères le site de son restaurant en 1956. Après un bref et séduisant flirt avec le succès, le Colonel Sanders était de retour à la case départ. Il frola meme le suicide. 

Des efforts récompensés

Après la fermeture de son restaurant, Sanders se dévoue davantage à sa cuisine et tente une nouvelle tactique commerciale. Convaincu de la qualité et du potentiel de sa fameuse recette secrète, il se lance dans le franchisage de restaurants de poulet. Il a voyagé à travers les États-Unis, visitant des restaurants franchisés potentiels et leur offrant sa recette secrète de poulet en échange de 4 centimes sur chaque poulet vendu.

La fermeture de son restaurant se transforme finalement en opportunité : celle de démarrer une toute nouvelle phase pour KFC. Sanders décide en effet de franchiser son concept. La franchise est un modèle qui fonctionne déjà très bien aux Etats-Unis avec des réseaux comme McDonald’s et Pizza Hut qui ont commencé leur développement dans les années 1950-1960. Avec son épouse, le Colonel Sanders prend la route et part à la rencontre de tous les restaurants qu’il croise en chemin. Sa méthode : entrer dans l’établissement et demander l’autorisation de préparer son poulet aux employés et au gérant. S’ils sont séduits, il entame des négociations pour les franchiser. Une technique lente et coûteuse mais qui a très vite convaincu un grand nombre de restaurateurs si bien qu’en 1963, KFC regroupait déjà plus de 600 franchises aux Etats-Unis et au Canada. Ce succès attise les convoitises. 

En 1965, Harland Sanders accepte de céder KFC (Kentucky Fried Chicken) pour un montant de 2 millions de dollars. En plus de cela, il intègre le conseil d’administration de la société alors créée et en devient l’ambassadeur. A partir de là, l’enseigne s’internationalise.

À sa mort en 1980, à l’âge de 90 ans, le Colonel a eu une vie bien remplie. De jeune garçon issu d’un milieu modeste et sans diplôme, il a grimpé les échelons jusqu’à devenir millionnaire. A posteriori, le plus important pour lui n’était pas l’argent, mais plutôt le fait que, grâce à lui, bien d’autres personnes aient pu vivre confortablement, et bien sûr, qu’il ait pu faire connaître ses délicieuses spécialités de poulet bien au-delà des frontières du Kentucky.

En persévérant, on arrive à tout. Certains iraient jusqu’à dire que la persévérance est plus forte que le talent. Et vous, qu’êtes-vous prêt à faire pour remporter le succès ? Aurez-vous autant de persévérance que cet homme ordinaire qui a eu une vie extraordinaire ? Il n’est jamais trop tard pour tout recommencer. N’abandonne jamais, peu importe à quel point c’est dur. 

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