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Le secteur immobilier en RDC à l’ère de la Covid-19

L’immobilier, comme tous les autres secteurs, a été bouleversé durant l’année 2020 à cause des retombées économiques du coronavirus. Mais malgré le confinement, plusieurs internautes ont continué à chercher un bien à louer ou à acheter  sur les plateformes immobilières. Ces recherches étaient donc  possibles grâce à ces plateformes en ligne  mais aussi grâce aux publications des biens immobiliers d’agents et agences immobilières sur les réseaux sociaux.

Dans cet article, nous faisons le point sur les mutations majeures engendrées par la covid 19 sur le marché de l’immobilier.

La digitalisation intensive de l’immobilier

Internet est une technologie indispensable au développement économique, social et culturel. En RDC, l’accès à cet outil est encore faible. Des millions de gens n’ont pas les moyens de s’offrir les services internet à cause de son coût élevé. Peu à  peu, la RDC s’engage dans le développement de l’économie numérique.

Depuis le mois de mars 2020, le président de la République Félix Tshisekedi a décrété l’état d’urgence. Cela a eu pour conséquence l’augmentation des moyens préventifs contre la covid-19 dans tous les lieux publics. Tous les bureaux ont vu leur effectif diminuer au strict minimum, certains ont été fermés. 

Pourtant cela n’a pas signé l’arrêt total de l’activité immobilière, loin de là ! S’il y a un secteur qui a pu démontrer que le contact physique n’est pas toujours indispensable, c’est bien celle-ci !

Des maisons consultées sur les sites internet, des propositions de biens immobiliers envoyées via whatsapp et email, des signatures de contrat à distance … plusieurs pratiques ont vu le jour ou du moins, se sont développées pour palier a cette carence en contact physique. 

Des plateformes immobilières telles que ImmoFamilia, IMCongo ou encore Nyumba Immo ont vu leur trafic décoller.

La crise sanitaire aura donc eu, au moins,  l’avantage de précipiter la digitalisation du secteur . Pourtant, certains clients potentiels restent encore  sceptiques à l’idée de consulter et d’acheter ou de louer un bien immobilier à distance.

Ce doute résulte plus des habitudes en vigueur des consommateurs plutôt que d’une menace réelle, surtout lorsqu’ on s’engage avec une agence immobilière reconnue.

Bien entendu, nous ne serons jamais assez prudents en matière de confiance surtout lorsqu’il s’agit d’investir dans un bien immobilier.

Mais certains éléments  qui ne trompent pas peuvent vous aider à déterminer le sérieux de l’agence avec laquelle vous vous engagez. Ces éléments  sont entre autres les bureaux physiques, le personnel ainsi que la documentation de l’agence (contrat qu’ils mettent à dispositions du client, modèle de compromis etc.)

La «guerre» entre bailleurs et locataires

C’est une réalité que nous vivons tous les jours: Le torchon brûle entre bailleurs et locataires. Le locataire est obligé de payer le loyer et les charges selon les modalités prévues au contrat. 

Le contexte actuel n’a rien changé à cette obligation bien que des  difficultés de paiement ou d’impayé de loyer peuvent intervenir. Dans ce cas là, le locataire a tout intérêt à contacter son bailleur pour évoquer avec lui un report d’échéance ou un échelonnement de sa dette.

Les bailleurs étaient aussi tenus au strict respect de lois notamment concernant l’expulsion d’un locataire durant la période d’état d’urgence sanitaire même si ce dernier ne s’acquitte pas du paiement de son loyer.

Pour les locataires qui étaient déjà en voie de quitter un logement, les bailleurs ne peuvent en aucun cas réduire la durée du préavis à cause du Coronavirus, sauf s’il a été infecté et que cela, pour une raison ou une autre, l’oblige à quitter son logement actuel (certificat médical à l’appui). Dans ce cas, il peut invoquer le motif « état de santé justifiant un changement de domicile ».

Toutes ces mesures ont engendré une certaine «guerre» dans les chefs des  bailleurs mais aussi des locataires.

Des chantiers à l’arrêt

Autre conséquence du Covid-19 qui entrave le secteur immobilier : certains chantiers sont mis à l’arrêt. Pour d’autres, la situation est un peu moins délicate mais les constructeurs  déclarent qu’il ne pourront terminer les chantiers dans les délais impartis. Des grands projets immobiliers tels que le projet starstone ou encore le projet cité du fleuve à kinshasa ont dû mettre en berne leurs activités.

Cette situation est  particulièrement préoccupante. Le secteur du bâtiment s’embourbe peu à peu  dans cette crise sanitaire du coronavirus, ne sachant pas s’il doit reprendre son activité, ou, par précaution, préférer le retrait des ouvriers sur les chantiers avec l’incertitude qui plane sur un probable re-confinement. 

Toutefois, l’argument sanitaire n’est pas la seule raison venant justifier cette interruption. La désorganisation du secteur est également devenue un frein à l’avancement des chantiers notamment par rapport aux difficultés d’approvisionnement chez les fournisseurs qui sont pour la plupart situés hors du pays.

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